"Conduire sur les autoroutes m'a longtemps fait très peur. En fait, j'en étais totalement incapable: je voyageais sur les nationales ou je me sentais curieusement plus à l'aise. J'en ai beaucoup parlé au psy parce que je ne comprenais pas pourquoi j'avais tellement peur, et aussi parce que c'était un vrai handicap pour le boulot et dans la vie en général. Et c'est un des rares sujets sur lesquels il a daigné me donner son avis... Il m'a dit qu'a bien y regarder, une voiture avait de nombreux points communs avec un cercueil... Que foncer à des vitesses pas naturelles sur une route ou on ne sait rien des gens qui pilotent d'autres cercueils donnait à réfléchir... Et que dans ces conditions, il lui paraissait plutôt légitime d'avoir peur."

